| Les Maia |
800 p.
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| Eça de Queiroz (voir sa fiche bibliographique) | |||
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Jorge
Luis Borges considérait Eça de Queiroz comme «un des plus
grands écrivains de tous les temps»: Les Maia, paru en
1888, est indubitablement son chef-d'uvre. Il appartient au genre des
romans «cycliques» où l'on suit le destin non seulement
d'une personne, mais d'une famille, précédant ainsi Les Buddenbrooks
de Thomas Mann et la Forsyte Saga de Galworthy.
Le noeud de l'action est une sulfureuse histoire d'amour dans le goût romantique, mais le grand intérêt du récit est ailleurs : dans la peinture d'une société bourgeoise décadente ; dans l'évocation de la ville de Lisbonne qu'arpente le héros, Carlos de Maia, de la rue des «Janelas Verdes» jusqu'au Chiado ; enfin dans le personnage d'Ega, type du Portugais cultivé, hyperconscient, cosmopolite, enclin à dénigrer son pays auquel il est profondément attaché - comme Eça lui-même. A la fois histoire d'une passion fatale, peinture de moeurs objective et virulente satire, ce livre, dont le rythme rappelle les romans anglais par son style à la fois lumineux, attendri et ironique, a immortalisé Lisbonne dans la littérature. Introduction & traduction de Paul Teyssier |
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