| SINGULARITÉS
DU NICARAGUA Gonzalo Fernández de Oviedo 1529 |
cahier couleurs, 360 p.
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Une
terre de lacs remarquables et de montagnes brûlantes, une mosaïque
de peuples différents par leurs coutumes, leur langue, leur mode de
gouvernement, cest ce que découvre avec une évidente fascination
Gonzalo Fernandez de Oviedo entre 1528 et 1529. Ravagée par les rivalités
et les guerres que se livrent les conquérants entre eux autant que
par lentreprise de conquête elle-même, la province du Nicaragua
fut le lieu dune expérience unique pour le premier chroniqueur
des Indes, arpenteur du Nouveau Monde. Le livre 42 de lHistoire Naturelle
et Générale des Indes, consacré au Nicaragua, que nous
reprenons ici, est un récit fondateur de lhistoire de ce pays.
On trouvera, unis dans le tissage de la relation, la description attentive
dun village, dun arbre, la saveur dun fruit mais aussi les
craintes dOviedo mêlée dadmiration lors de lascension
du volcan Masaya ou ses commentaires horrifiés face aux sacrifices
humains. Certains moments sont de véritables médaillons ethnographiques
comme lentrevue avec le vieux cacique Agateite, imposant pour sa noblesse
et sa sévérité, ou lévocation du spectaculaire
jeu des voladores lors du rituel du mitote. Enfin, en filigrane,
apparaît une des grandes questions politiques et cosmographiques du
temps : la question du passage interocéanique qui se révélera
cruciale pour lhistoire géopolitique de lAmérique
centrale et du Nicaragua en particulier. Nous publions la traduction
française quen donna Henri Ternaux Compans en 1840, après
lavoir annotée et complétée par les dessins jusque-là
restés inédits. Ce texte est le premier et seul témoignage
de l'époque moderne sur le Nicaragua.
Traduction d'Henri Ternaux-Compans. Édition de Louise Bénat-Tachot |
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