Le Roman de la Renarde
Aquilino Ribeiro,
Illustrations de Benjamin Rabier
Chandeigne

Le Roman de la Renarde. C'est le fils de l'auteur, Aníbal, qui fut le premier auditeur de ce qui est devenu un grand classique de la littérature jeunesse des Portugais. Aujourd'hui, les adultes y ont droit aussi, et s'en délectent, d'autant plus que lors de son exil volontaire à Paris, Aquilino Ribeiro rencontre l'illustrateur Benjamin Rabier qui donne corps à cette petite sœur lusitanienne de Renart. Personne ne peut résister à ce " docteur ès friponneries, fourberies, filouteries " dont la sagesse cachée rappelle tout à la fois Ésope et Miguel Torga.
Aquilino Ribeiro. Traduit du portugais par Diogo Quintela et Bernard Tissier. Illustrations de Benjamin Rabier.

Vogue mai 2000


" Le Roman de la Renarde " malicieux

Quelle meilleure période que les vacances pour prendre le temps de lire avec ses enfants ! Voici un petit ouvrage doux à toucher, joli à regarder, fait pour s'asseoir le soir en famille. Un petit livre plein de vie, de poésie et de malice, qui vous donnera envie de jouer les conteurs auprès de vos chères têtes blondes et brunes. Grand classique de la littérature portugaise enfantine, " le Roman de la renarde " est le récit des aventures d'Attrape-Minon, une " jeune renarde artificieuse, enjôleuse et ripailleuse ". Alors que sa mère ne cesse de lui conseiller de s'établir dans un terrier douillet, la coquine ne songe qu'à fureter, sautiller, musarder, bref à courir le vaste monde à la rencontre de ses frères des forêts. Les mésaventures de notre commère avec l'ours, le loup, le cheval, les blaireaux sont autant d'incitations pleines d'humour à la sagesse et à la prudence pour les jeunes lecteurs.
Aquilino Ribeiro (1885?1963), grand auteur portugais, imagina en 1924 ces petits contes pour son fils Anibal. Exilé à Paris, il demanda au dessinateur français Benjamin Rabier de les illustrer. En rééditant ce texte rare, l'éditeur Chandeigne a eu la délicatesse de reproduire aussi ces croquis savoureux que les enfants, et les parents, découvrent au fil des pages, comme autant de récompenses.

Frédérique Jourda
Le Parisien 7/8/2000