Nouveauté NOUVEAUTÉ

Le conte de l’école
Machado de Assis
Pilar, un enfant rêveur et intelligent pour qui son père nourritde grands projets, fréquente l'école de maître Policarpe. Mais voilà qu'un jour, le petit Raimundo, fils du maître mou et maladif, lui propose deux pièces d'or en échange d’un devoir. D'abord réticent, Pilar accepte sous les yeux d’un camarade prompt à la dénonciation... Machado de Assis, le plus grand romancier et nouvelliste brésilien du XIXe siècle éclaire ici de son regard malicieux et ironique l'apprentissage de la corruption, de la délation et du ressentiment pour lequel l'école est un des premiers lieux d'expérience. Son écriture d'une grande finesse empreinte d'humour décline à merveille les tribulations de l'enfance et ses tentations. Dans ce conte d'inspiration autobiographique, l’imaginaire est la figure centrale et salvatrice de l'enfance.

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Le voyage aux Indes
de Nicolo de’Conti (1414-1439)

Nicolo de’Conti est un marchand vénitien qui apprend l’arabe en Syrie et le persan en Inde. Il sillonne l’Arabie et l’océan indien de 1414 à 1439 (Damas, Bagdad, Ormuz, Cambay, Malabar, Ceylan, Bengale, Birmanie, Java... ) Sur le chemin du retour (Socotra, côte éthiopienne, mer Rouge, Le Caire), il est contraint, en terre d’islam, de renier sa foi pour sauver la vie de sa femme et de ses enfants. Dès son retour en Italie, il va demander pardon au pape, qui le lui accorde à condition qu’il raconte son périple.
Son récit, recueilli en 1439 par le secrétaire du pape, Poggio Bracciolini, dit Le Pogge, constitue le IVe volume de ses Historiae de varietate fortunae. Circulant d’abord sous forme manuscrite, il a une audience considérable dans les milieux marchands et lettrés italiens, car il apporte pour la première fois des informations plus précises que le livre de Marco Polo sur les îles de la Sonde et celles plus lointaines des épices.

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Mercenaires français de la VOC
La route des Indes hollandaises au XVIIe siècle
Présentation, transcription et notes de Dirk Van der Cruysse

Le Voyage des Grandes Indes orientales d’un Parisien anonyme (identifié par Dirk Van der Cruysse comme Jean Guidon de Chambelle) est un manuscrit français inédit et haut en couleurs.
Cette relation raconte avec franchise les joies et les souffrances de ce Parisien, du temps de Richelieu et de Mazarin, qui a mis son épée au service de la compagnie hollandaise des Indes orientales (VOC) pendant les premières décennies héroïques de son existence. Vivant les privations d’une longue traversée, parcourant l’Asie de la mer Rouge au Japon, ou stationné à Batavia et Malacca, il nous fait participer comme si nous y étions à ses aventures exotiques et à sa découverte d’une altérité humaine qui tantôt le charme et tantôt l’effare. Sa description sans états d’âme de la cruauté judiciaire appliquée par la VOC et de la discipline inhumaine qui règne à bord des vaisseaux et dans les garnisons de la Compagnie, nous introduit dans une Asie hollandaise jardin des délices et jardin des supplices.
En annexe est joint la Relation d’un voyage aux Indes orientales par un gentilhomme français, imprimée en 1645. Ce document rarissime et entièrement perdu de vue, narre également les aventures d’un mercenaire français au service de VOC, et renforce la vision que donne Guidon de Chambelle de l’Asie hollandaise.

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Les sentiers du démon
Aquilino Ribeiro

"Un satané bonhomme, ce Malhadinhas de Barrelas, avec sa taille au-dessus de la moyenne, son allure quelconque, sa voix si douce et son air si plein de bon sens que le diable en personne ne l’aurait pas cru capable de larder de son couteau à cran d’arrêt la panse d’un brave homme pour une simple bagatelle... Son regard était froid quoiqu’exempt de méchanceté et seules ses mâchoires de bouledogue démentaient son apparente bonhomie ; mais comme il exerçait la profession de muletier, tantôt allant, tantôt revenant sur la route d’Aveiro, ses exploits laissèrent un souvenir dans toute cette chaîne de villages qu’il parcourut des années durant... Au soir de sa vie, rendu gai par le vin clairet, il se laissait aller à égrener sa chronique devant les notables et les gros bonnets de la bourgade, et moi, j’avais l’impression d’entendre la geste barbare et rude d’un Portugal qui n’est plus."
Aquilino Ribeiro (1885-1963), immense figure de la littérature portugaise du XXe siècle, signe avec Les sentiers du Démon (1922) une œuvre qui parvient à concilier une parfaite maîtrise de la langue portugaise, à la fois érudite et populaire, foisonnante et concise, et un florilège réjouissant (et parfois rabelaisien) d’expressions de la sensibilité paysanne de sa province natale. Tour à tour humoristique et émouvante, cette nouvelle nous plonge dans un Portugal rural du début du siècle qui parle encore aujourd’hui au cœur de bon nombre d’entre nous.
Un chef-d'œuvre incontournable d'Aquilino Ribeiro à qui nous devons le bondissant récit Le roman de la renarde.

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