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Jorge Amado
Né en 1912
A Ferradas, dans une plantation de cacao du sud de l'Etat de Bahia. Son
enfance est marquée par la lutte violente pour la terre. La parution,
en 1932, de son premier roman Le pays du carnaval inaugure le cycle de Bahia
dont il dressera de grands portraits. Capitaine des sables est considéré
comme le dernier livre de ce cycle, l'auteur y décrit de manière
très réaliste la misère des enfants des rues. En 1936,
il est emprisonné et ses livres sont interdits. Après un exil
en Argentine, il reprend son activité politique et littéraire.
Jorge Amado renoue alors avec les thèmes de son enfance dans deux
romans Les terres du bout du monde et La terre aux fruits d'or...
Membre du parti communiste, il est à nouveau contraint à l'exil
: Paris, la Tchécoslovaquie et l'URSS. De retour en 1953 au Brésil,
il se consacre exclusivement à la littérature et commence
à prendre des distances avec le militantisme politique. Certains
y voit un tournant dans son écriture où prévaut désormais
l'humour. Il crée ainsi, tout une série de personnages féminins
qui seront adaptées pour le cinéma et la télévision
: la plus célèbre, Dona Flor et ses deux maris, Tereza Batista,
Tieta d'Agreste... Il est également l'auteur d'un livres de mémoires
très singulier, Navigation de cabotage.
Cacao
(Stock)
Ce court roman écrit à l'âge de dix-neuf
ans retrace la vie des travailleurs dans les plantations de cacao du sud
de l'Etat de Bahia. Nous sont contées les aventures de Sergipano
échoué dans une plantation où il est choisi pour être
au service de Maria, la fille du maître...
Bahia de tous les saints
(folio)
Sur le morne de Châtre-Nègre,
où vivent petits travailleurs, artisans et beaucoup de laissés
pour compte, Antonio Balduino élevé par sa tante, rêve
en écoutant les histoires de Zé-la-Crevette de devenir un
bandit comme son père... Sa tante possédée par les
esprits est emmenée dans un asile, Antonio, surnommé Baldo,
est placé chez une famille portugaise où il découvre
le sentiment de race opprimée.
Capitaines des sables
(Gallimard l'imaginaire)
"Sous la lune,
dans un vieil entrepôt abandonné, les enfants dorment".
Pedro Bala, quinze ans, est le chef des Capitaines des sables, une bande
d'enfants qui vivent de menus larcins et font les quatre cents coups à Bahia.
Dona Flor et ses deux maris
(Stock)
Jolie et rayonnante, cuisinière émérite, dona Flor est très aimée. On la plaint aussi parce qu'elle a
épousé Vadinho, joueur et coureur. Le roman s’ouvre au moment du carvanaval et sur la mort inattendue de Vadinho, après sept de mariage. Dona Flor se console assez vite en éposant le très respectable docteur Teodoro. Mais cette existence calme et ordonnée prend fin le jour où dona Flor trouve Vadinho étendu nu sur le lit. Invisible à tous, l’homme s’est réincarrné pour la seule dona Flor et entend bien jouir de ses droits de mari.
Tieta d'Agreste ou le retour de la fille prodigue
Epuisé
(Stock)
Tieta a
quitté Agreste à dix-sept ans, devenue une très riche
veuve, elle revient trente ans plus tard. Elle est accompagnée
d'une jolie jeune fille qu'elle présente comme la fille de son
mari ; en réalité Tieta est la tenancière de la plus
fameuse maison de rendez-vous de São Paulo. Tieta s'avérera
la providence de la bourgade d'Agreste menacée par l'installation
d'une industrie chimique.
Gabriela, girofle et cannelle Epuisé
(Stock)
Nacib, patron du bar Le Vésuve,
abandonné à l'improviste par sa cuisinière, se résigne
à engager une pauvresse qu'il découvre sur le marché
aux esclaves. La pauvresse se révèle une jeune et jolie
mulâtresse au parfum de girofle et au teint de cannelle. et qui
plus est une merveilleuse cuisinière. Devenue la maîtresse
de Nacib, celui-ci décide de l'épouser, mais le mariage
n'est pas du goût de Gabriela. Ce récit romanesque inscrit
dans le quotidien est aussi la chronique d'une ville de l'Etat de Bahia.
Les terres du bout du monde
(folio)
Un navire emporte vers les terres à demi barbares d'Ilhãus, au sud de Bahia, le capitaine
João Magalhães, Margot, Juca Badaro... Ils sont des milliers
de personnes venues de toutes les régions du Brésil à
se rendre dans le sud dans l'espoir de faire fortune avec les cacaoyers.
Terres du bout du monde est le récit de la lutte pour la conquête
des terres à défricher.
Les pâtres de la nuit Epuisé
(Livre de poche)
Ce roman met en scène
une foule de personnages qui évoluent à Salvador de Bahia.
Jorge Amado y décrit avec minutie les amours du caporal Martim,
les drames de conscience de Curio, le sempiternel romantique, Tiberia,
la maternelle tenancière du bordel... Cette fresque humaine des
nuits de Salvador de Bahia est également une évocation du
rituel du candomblé et des dieux qui constituent le panthéon
afro-brésilien.
Tocaia grande Epuisé
(Livre de poche)
Tocaia grande est un lieu-dit au sud
de l'Etat de Bahia, la région des grandes plantations de cacao.
Dans ce lieu-dit où ne se trouve qu'un gîte d'étape
fréquenté par les muletiers et les prostituées va
naître une véritable ville. A Tocaia grande se retrouvent
marginaux, exclus et riches propriétaires qui ont en commun la
volonté de rester libres.
Suor
(folio)
En plein cœur de la vieille Bahia, une ancienne bâtisse coloniale, apparemment comme les autres au n°68 de la Montée-du-Pelourinho. Quatre étages. un escalier obscur. Le bistrot de Fernandes sur le devant. Dans les cent seize chambres, plus de six cents personnes, sans compter les rats. Isaac, dona Risoleta, la douce Linda, le Noir Henrique, Artur dont la machine a broyé les deux bras, qui mendie et fait peur aux enfants, l'agitateurAlvaro Lima... c’est tout un monde prétendu sans hygiène et sans morale que Jorge Amado met en scène dans ce seul lieu qui évoque l’arène du théâtre antique et où s’élevait autrefois le piloris destiné aux esclaves.
Les chemins de la faim
(folio)
Chassés de la plantation après sa vente, des colons entament un exode à travers le sertão aride vers le mythique São Paulo, parcourant les chemins de la faim.
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