Patricia Melo

Dramaturge et romancière, Patrícia Melo représente un Brésil urbain, inscrit dans le présent, traversé par la violence.


Éloge du mensonge
(Actes Sud)

O matador
(Albin Michel)

À la suite d’un pari et d’une stupide altercation, Maïquel, un jeune homme un peu paumé, abat Suel dans un parking. Contrairement à toute attente, il devient le héros du quartier pour avoir débarrassé les lieux de ce malfrat ; les uns le félicitent, d’autres le couvrent de cadeaux... C’est à n’y rien comprendre. De fil en aiguille, sollicité par les notables, il devient tueur à gages malgré lui. Il entame alors son ascension dans l’engrenage du meurtre et de l’argent, allant jusqu’à tuer sa femme Clédir.

Enfer
(Actes Sud)

José Luis dit Petit roi vit dans une favela de Rio avec sa mère et sa sœur. Il n’a de cesse de retrouver son père et de devenir le plus grand trafiquant de la favela. Enfer retrace le destin de Petit roi, un enfant déterminé et ambitieux, qui vit dans le milieu de la drogue, du trafic d’armes... et qui porte un regard lucide et sans concession sur sa famille, sur la société et ses processus d’exclusion. Enfer raconte dans une langue syncopée le dénuement de gens qui n’ont de possiblité de survie que dans la clandestinité et la marginalité.

Acqua-Toffana
(Actes Sud)

Une jeune femme se rend au commisariat de Rio pour dénoncer son mari qu’elle croit être le dangereux psychopathe qui viole, assassine des femmes et leur arrache le sein. Dans un long soliloque haché, paranoïaque et obsessionnel, la jeune femme déballe les vicissitudes de son mariage au commissaire ébaubi. Ses journées sont scandées par les films violents qu’elle regarde en boucle, l’alcool et le sexe.
Au même moment, un employé de mairie sans histoire, deux enfants et vingt-trois ans de mariage rencontre sa voisine dans l’ascenseur. Dès lors, sa vie bascule, il n’a d’autre obsession que d’assassiner cette femme obèse, pathétique et ridicule.
Racontés avec humour, cynisme et cruauté, ces deux récits renvoient à une violence extrême volontairement exagérée. Ils témoignent de la banalisation médiatique du meurtre et de la fascination morbide qu’elle engendre.

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(c)EDITIONS CHANDEIGNE 2001