João Guimarães Rosa
(1908-1967)

Est né dans l'Etat du Minas Gerais. Il est d'abord médecin, puis devient diplomate : ambassadeur du Brésil en Allemagne, en France et en Colombie. Erudit, spécialiste en géographie, ésotérisme, botanique, philologie et sémantique, c'est en 1956 que paraît son grand roman Grande Sertão Veredas (publié en français sous le titre de Diadorim), un des livres le plus important de la prose brésilienne contemporaine de par sa réalisation poétique et linguistique. Son œuvre s'inscrit dans le cadre de la prose régionaliste, il est le grand conteur du sertão du Minas. Le sertão, région semi-aride de l'intérieur du Brésil à l'habitat dispersé où domine l'élevage, fonctionne comme microcosme de la condition humaine ; il constitue l'espace métaphorique de l'épopée.

Diadorim
(10/18)
Le roman s’inscrit dans l’histoire de la consolidation de la République et des nombreux conflits qui ont opposé l’État aux chefs locaux à la tête de bande armées. Riobaldo, membre du groupe de jagunãos de Medeiro Vaz, parcourt le sertão en compagnie de son ami Diadorim à qui il voue une admiration et un amour profond. Riobaldo, obsédé par la question métaphysique du bien et du mal, ne cesse de s'interroger sur l'existence de Dieu et du démon. La traversée du sertão, lieu de l'épreuve, de la confrontation et de la révélation est l'occasion pour Riobaldo de se mesurer à l'infini.


Mon oncle le jaguar
(10/18)
Un chasseur de jaguars donne l'hospitalité à un étranger. Tout en buvant de la cachaça, il raconte ses chasses au jaguar avec le dessein d'endormir son hôte. Le monologue-dialogue du chasseur surgit dans une langue foisonnante, éruptive, avec de nombreux emprunts à la langue indienne tupi et aux cris d'animaux. Le souffle magique, les phrases syncopées, déroulent une nature préservée et sauvage.


Buriti
(Albin Michel)
Organisé en triptyque, "Dão-Lalalão", "Le message du morne", "La fête à Manuelzão", le buriti (le palmier) constitue le lien de ces trois histoires qui n'en ont apparemment aucun. L'Homme se déploie dans le sertão, "cet enfer a-paradis", dans lequel il lui faut lutter l'espace d'une vie. Confronté à la réalité matérielle la plus crue, le sertanejo (l'homme du sertão) s'abîme dans la contemplation métaphysique de cette enveloppe corporelle qu'est le sertão.

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(c)EDITIONS CHANDEIGNE 2001