| José Maria Ferreira de Castro (1898-1974) Sa jeunesse fut des plus aventureuses. Orphelin à huit ans, émigrant à douze, il a été seringueiro (ouvrier chargé de la récolte du caoutchouc) dans la forêt amazonienne. À son retour au Portugal, il en tirera plusieurs romans dont Forêt Vierge (1930), que l'exceptionnelle adaptation de Blaise Cendrars fera connaître en France et dans le monde entier. Sa description de la réalité du monde des gens du travail et sa critique des rapports sociaux en feront l'un des chefs de file incontesté du néo-réalisme portugais sous le régime salazariste. Forêt Vierge (Grasset) Plusieurs romans ont été traduits après guerre en France, mais c'est celui-ci qui restera avant tout son chef-d'uvre, que le lecteur français, de surcroît, peut encore savourer dans la belle langue de Blaise Cendrars, lequel écrivait : " Ferreira de Castro sait évoquer comme personne les beautés et les horreurs de l'Amazonie, décrire la nature du tropique, noter les bizarreries, les caprices, les extravagances qui naissent sous ce climat d'eau et de feu, mais encore parler des hommes qui habitent cette terre, qui vivent, qui luttent, qui souffrent dans les clairières de la forêt vierge. " La Mission (Grasset) En 1940, un terrible dilemme se pose aux prêtres d'une mission située entre Tours et Bordeaux. La règle veut que l'on peigne le mot " Mission " en grandes lettres blanches sur le toit afin d'éviter les bombardements aériens. Mais voilà, le bâtiment abritant l'usine du village est un ancien monastère semblable à la Mission ; si l'on signale la communauté c'est condamner l'usine. Pour le père Mounier, il faut sacrifier la communauté... Finalement ce sera le diable, en la personne collective des allemands, qui tranchera la question. |
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