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Fernando Namora
(1919-1989)
Médecin, il a commencé à
écrire en s'inspirant de son expérience professionnelle.
Ses chroniques, où il témoigne de sa sensibilité
à la misère de la condition humaine, ont été
pour lui un laboratoire qui l'a naturellement conduit à l'écriture
de romans marqués par l'esthétique néo-réaliste.
Fleuve triste
(La Différence)
Sous le régime salazariste, un homme disparaît. La presse,
avide de sensationnel, le transforme en héros. Mais l'enquête
s'enlise peu à peu dans les sables de l'Atlantique, une Lisbonne
oppressante et fantasmagorique et des milieux intellectuels seulement
agités de querelles intestines et stériles. Le fleuve, omniprésent,
est le fil d'Ariane du récit qui nous parle à demi mots
de la guerre coloniale, de l'émigration, de la résistance
au salazarisme, du désespoir, de la souffrance et de la peur.
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