
|
Gil Vicente
On ne sait rien de très précis sur la vie de Gil Vicente.
Il a dû naître dans le cours de la décennie 1460-1470
et mourir en 1536 ou peu de temps après. Il a été
organisateur des spectacles à la cour de dom Manuel 1er (roi du
Portugal de 1495 à 1521) et dom João III (roi de 1521 à
1557). Sa première uvre est datée de 1502 et la dernière
de 1536.
On ne sait pas si ce Gil Vicente doit être identifié avec
un orfèvre du même nom, qui est l'auteur d'un célèbre
ostensoir (qu'on peut voir aujourd'hui au monastère des Jerónimos,
près de Lisbonne) fabriqué avec l'or que le souverain de
Kilwa (Afrique orientale) avait remis à Vasco de Gama en 1503,
lors du second voyage de celui-ci en Inde.
Jusque vers 1518, et même au-delà, l'auteur dramatique Gil
Vicente a été au service de dona Leonor, sur de dom
Manuel et veuve de dom João II (roi de 1481 à 1495). Il
passa ensuite directement au service des souverains. Personnage officiel,
il était chargé d'organiser les fêtes de la cour,
lors des cérémonies religieuses traditionnelles ou à
l'occasion d'événements particuliers concernant le roi et
la famille royale - naissances, mariages, entrées solennelles.
Il a ainsi écrit une quarantaine de pièces qui ont été
représentées devant la cour, soit à Lisbonne, soit
dans les diverses résidences royales. Il était à
la fois poète, musicien, chef de troupe et acteur.
Un tiers de l'uvre de Gil Vicente est en espagnol et les deux autres
tiers en portugais. Le bilinguisme luso-espagnol était en effet
de règle à la cour de Lisbonne et dans les cercles les plus
élevés de la société portugaise. Certaines
pièces sont entièrement en portugais, d'autres entièrement
en espagnol. Dans d'autres certains personnages s'expriment en portugais,
et d'autres en espagnol. Gil Vicente appartient ainsi à chacune
des deux littératures ibériques.
On ne connaît pas d'auteur dramatique au Portugal avant Gil Vicente.
Celui-ci s'est inspiré d'abord de certains écrivains espagnols
de Salamanque, tels que Juan del Encina et Lucas Fernández, puis
il a développé une uvre originale dans laquelle on
peut distinguer des pièces d'inspiration religieuse, qu'il appelle
des " moralités ", des farces populaires, et enfin des
comédies romanesques et allégoriques.
Cette uvre est d'une extrême variété. Gil Vicente
est à la fois un homme profondément religieux et un critique
impitoyable des murs de son temps. Toute la société
portugaise, à l'exception du roi et de la famille royale, est l'objet
de ses satires. L'Église, en particulier, n'est pas épargnée.
Mais il est en même temps un très délicat poète
lyrique.
Son uvre, pour l'essentiel, nous a été transmise par
une "compilation" publiée en 1562, plus d'un quart de
siècle après sa mort.
Aux Éditions Chandeigne vous trouverez
:
(cliquez sur les titre pour la présentation de l'ouvrage)
THÉATRE
I : La plainte de Maria la noiraude
THÉATRE
II : Triomphe de l'hiver & du printemps
THÉATRE
III : Le jeu de l'âme, suivi par Le jeu de la Foire
THÉATRE
IV : La farce des muletiers
THÉATRE V : La barque de l'enfer
THÉATRE VI : A PARAITRE
THÉATRE VII : A PARAITRE
|